Les dessous de la création d’un film généré par IA (et pourquoi il faut encore des humains… vraiment)

Vous avez peut-être vu passer notre vidéo de vœux. Et oui : on a utilisé de l’IA.

Alors plutôt que d’engager un débat sur la question du bien-fondé éthique des innovations technologiques et leur impact sur l’écosystème symbolique de nos environnements de production contemporains — sujet dont la complexité intrinsèque exige une mise en perspective méthodologiquement documentée à l’échelle micro-pratique — nous avons fait le choix d’une approche moins… relou.

On a voulu vous montrer concrètement ce qui se cache derrière la machine, c’est-à-dire nous et nos galères. L’occasion de tordre le cou à quelques fantasmes autour de cette technologie aussi puissante qu’imparfaite.

Attention spoiler alerte, l’IA n’est pas magique.

Idée reçue numéro 1 = Avec l’IA, tout est easy

« Il suffit de », « Ça va vous prendre 5 minutes pour », « C’est pas compliqué de remplacer cette tenue par une autre, le chien par un chat ».

« C’est bien mais faudrait rajouter un astéroïde envoyé par des extra-terrestres qui viendrait s’écraser sur le bâtiment et le faire exploser».

(again)

On entend souvent qu’avec l’arrivée de l’IA, nous les agences, on a moins de travail, tout est plus facile et plus rapide. Sauf que… non.

Même avec des outils très puissants, on ne peut pas tout faire — et surtout pas en 5 minutes. Parce que la technologie n’est pas docile : elle a ses règles, ses limites, ses caprices. Il faut apprendre à exploiter son potentiel, accepter de tester, caler, refaire, défaire, réessayer.

Avant d’arriver à la version finale de notre vidéo de vœux, il y a eu des loupés, pas mal de rendus WTF et quelques fous rires aussi. Jugez par vous-même.

Donc on a envie de le dire simplement : l’IA ne fait pas tout, tout de suite, sans aucun effort.

Idée reçue numéro 2 = Avec l’IA, tu appuies sur un bouton → un film sort → tu deviens Spielberg


Ce n’est pas parce que vous venez d’acheter le dernier thermomix multifonction que vous allez tout d’un coup devenir le nouveau Cyril Lignac et réussir un risotto gourmand et croquant digne des plus grands étoilés.

Pour la création d’un bon plat comme d’une belle vidéo, la machine ne remplacera jamais le talent de celui ou celle qui imagine la recette, qui va savoir sélectionner les meilleurs ingrédients et les assembler parfaitement pour obtenir un résultat à la hauteur.

L’IA ne rend pas une idée meilleure, un récit plus touchant, un message plus clair. Elle est un outil formidable si elle sert une intention claire — et si l’exigence reste humaine.

Il n’y a pas si longtemps nous faisions littéralement des découpages et collages, des maquettes au cutter et à la colle. (Euh oui pour rappel, notre agence a 40 ans d’existence).

Quand Photoshop, InDesign ou After Effects sont arrivés, cela a permis d’accélérer beaucoup de choses et d’ouvrir de nouvelles possibilités. Mais cela n’a jamais transformé quelqu’un en super concepteur-rédacteur, en DA brillant ou en monteur du jour au lendemain.

Nos outils de travail évoluent et continueront d’évoluer. Le fond, la méthode et l’exécution resteront quoi qu’il arrive indispensables.

Idée reçue numéro 3 = Avec l’IA, je n’aurai bientôt plus besoin d’agence

On comprend l’idée : si une machine peut générer des visuels, écrire des scénarios, monter une vidéo… pourquoi payer des professionnels pour le faire ?

C’est là que ça devient intéressant. Cette question nous amène à insister sur la différence essentielle entre production et création.

La production renvoie à l’idée de livrable. La création renvoie à autre chose : une intention, une direction artistique, un récit, tout ce qui donne du sens et provoque une émotion.

Prenons un exemple que tout le monde connaît : le film du loup d’Intermarché. Si cette vidéo a rencontré un tel succès dans le monde entier, est-ce parce qu’elle vante les mérites d’une création 100 % non IA ? Ou plutôt parce qu’elle a réussi avec brio et poésie à transmettre un message universel de tolérance et d’inclusion qui a touché le spectateur en plein cœur ?

Utiliser l’IA ou ne pas utiliser l’IA telle n’est pas la question finalement. Le cœur du dispositif restera toujours le fond et la justesse avec laquelle on le transforme en récit marquant. Et pour cela, vous avez encore un peu besoin de nous.

Quand on dit nous, c’est vraiment nous. On fait des supers vidéos –>  Lien chaîne YouTube.

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